Min første artikel på dansk

I dag har jeg besluttet at skrive på dansk. Jeg bliver snart færdig med sprogskolen og skal prøve at blive bedre til at skrive på dansk. For et år siden startede jeg på sprogskolen. Nu er jeg i Modul 5 og det betyder at den 16. maj, skal jeg til PD3 – den nationale sprogeksamen. Da jeg begyndte på sprogskolen havde det jeg lettere med at skrive end at tale dansk. Lige nu har jeg brug for at skrive lidt mere udover mit skriftlige hjemmearbejde. Jeg synes derfor at det kunne være sjovt at skrive lidt på min blog.

108

Le 108, considéré comme le petit frère de Noma est LE restaurant qui monte à Copenhague.

Nous avions réservé une table en janvier pour le mois de février. Cependant nous avons dû annuler au dernier moment. Finalement, la semaine dernière nous avons enfin pu expérimenter la cuisine nordique. Entre temps, le 108 a reçu sa première étoile Michelin.

Il est difficile de résumer une expérience culinaire en quelques mots et photos, mais pour faire simple – car au final c’est sans chichis – cuisine top et déco au top. Les cuisines sont ouvertes et les chefs servent les plats qu’ils préparent. L’ambiance est très familiale, la décoration scandinave et simple.

La cuisine est comme je l’aime, bonne et légère. On peut avoir pris trois plats et un dessert et se sentir rassasié et léger. Je conseille une petite balade avant ou après à Christianshavn.

Malheureusement j’ai été déçue par l’atmosphère. Les hauts plafonds, la mauvaise insonorisation rende l’endroit bruyant à mon goût. Les serveurs doivent s’agenouiller pour prendre les commande et il est difficile d’entendre les explications des chefs. Comme nos voisins de table – français et bien trop proches – nous l’ont fait remarquer: « on peut se faire un étoilé comme ça dans l’après-midi, et rien à voir avec l’ambiance feutrée des étoiles français. »

Si vous êtes de passage à Copenhague, je vous le conseille vraiment. On peut facilement réserver une table sur internet.

J’aimerai vraiment bien visiter le « Corner » le petit frère du 108 qui fait aussi café et sert des viennoiseries danoises.

 

 

Une perspective – Photo

Image[2128]Un de mes devoirs en cours de danois était de présenter une photo de Copenhague. Voici une de mes rues préférées de Copenhague, Vognmagergade. J’y ai fait mon stage au numéro 7. Mon prof de danois m’a dit que cette photo faisait très NYC. J’avoue que ce taxi jaune et ce bâtiment en angle donnent un petit air de Manhattan.

« Fat tax »

Il n’y a pas si longtemps David Pujadas parlait de la « taxe Nutella » en France, sans cesse repoussée.

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Nutella et lait d’amande, victimes de la fedtafgift.

 

Et bien figurez-vous qu’une telle taxe existe au Danemark. C’est l’un des seuls pays au monde avec le Japon à avoir une telle taxe. Elle s’applique sur le gras, le sucre et les fruits à coque. Par exemple : sucre, café (7,67 couronnes par kilo)*, fruits à coques, café, champagne. Il est malheureusement assez compliqué de trouver des informations en anglais. Ici elle s’appelle : « fedtafgift », la charge sur le gras. C’est elle la coupable du prix excessif du Nutella, des chips, des sodas etc. Son but premier était de faire manger mieux les danois. Mais le résultat n’a pas été à la hauteur des attentes du gouvernement. En réaction, beaucoup de danois ont décidés de faire des courses en Allemagne ou en Suède. Ironie du sort les Danois vont acheter de la bière en Allemagne qui est fabriquée au Danemark. Le passage au « Candy Airliner » sur le retour des vacances en Suède est devenu un rituel.

 

 

 

 

 

* Source Journal de la Liberal Alliance

 

Apprendre une langue étrangère

On m’a souvent demandé quels avaient étés mes « trucs » pour apprendre l’anglais et je dois dire que c’était devenu de lointains souvenirs. Jusqu’à ce que je me mette à apprendre une autre langue, le danois.

Pour commencer je voudrais remettre les choses dans leur contexte, je prends des cours de danois tout en vivant au Danemark. Je suis donc la plupart du temps « baignée » dans cette langue et si je souhaite le parler à un(e) natif(ve) il me suffit d’ouvrir la bouche. J’ai aussi eu la chance d’être exposée très jeune à des langues étrangères ce qui m’aide maintenant.

Ces « trucs » ont marché pour moi et cela ne pourrait peut-être pas vous convenir. Si vous avez d’autres « trucs », ressources, questions ou commentaires, n’hésitez pas à les partager !

Si vous souhaitez par exemple apprendre l’anglais sans quitter la France, la situation sera bien différente et il vous manquera très certainement un vis-à-vis natif. Et cela demandera plus de discipline.

Après pas mal de réflexion j’ai trouvé 10 points – enfin 11 – qui peuvent vous aider à approfondir une langue à la maison, mais aussi d’autres options.

1. Ouvrir les oreilles

Cela peut paraître simple mais avant de réussir à prononcer les sons d’une langue étrangère il faut d’abord bien réussir à les différencier. Lorsqu’un bébé/enfant apprend une langue il a d’abord passé plusieurs mois à juste écouter sans rien dire. Alors pour « ouvrir » son oreille aux sons étrangers il faut écouter des choses dans cette langue. En ce moment, j’écoute des séries télé, j’écoute des vidéos Youtube, je fais cela quand je cuisine ou je range. Le but ici n’est pas vraiment de comprendre mais de se créer un environnement où on entend parler la langue que l’on voudrait approfondir. Cela permet de créer une sorte d’immersion à la maison.

 

2. Ouvrir la bouche

C’est là que ça devient compliqué. Car il faut parler, mais souvent la question est : parler à qui. Il existe plusieurs options. Si vous avez les moyens et le temps, faite un séjour en immersion totale – je n’ai aucune expérience en séjour linguiste donc je ne peux pas vous conseiller. Sinon parlez tout seul – ou trouvez un natif – essayez de penser à voix haute dans la langue que vous apprenez. Travaillez la fluidité, répétez des phrases pour attraper l’accent. Mais n’ayez pas peur de vous lancer et parler à un natif, il ne va pas vous manger. Que ce soit en voyage, essayez de commander au restaurant dans la langue du pays. Et ne vous découragez pas ! Les réactions sont en général positives et si on ne comprenez pas, travaillez plus, le travail paye vraiment dans l’apprentissage des langues.

 

3. Visitez votre grammaire…et apprenez les verbes irréguliers

C’est bien beau d’arriver à dire des choses, mais il faut qu’elles soient correctes. Pour cela le meilleur reste l’école, je m’explique. La grammaire ça fait un peu peur et la plupart du temps les livres de grammaires sont écrits dans la langue que vous voulez apprendre – le livre de grammaire danoise en danois. Et donc il vous faudra surement beaucoup de vocabulaire pour comprendre une règle de grammaire toute simple. Si vous pouvez, essayez de prendre des cours, avec un peu de chance votre prof sera natif et il vous corrigera efficacement. Sinon il vous reste peut-être des cahiers et des livres de collège et de lycée, jetez-y un œil, c’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes. Apprenez aussi vos verbes irréguliers, cela fait partie des choses que l’on est « obligé » d’apprendre bêtement par cœur. Il faut aussi apprendre à lâcher prise, car il n’y a pas toujours d’explication logique aux règles de grammaire. Il faut juste les accepter et les utiliser. Allez expliquer à un étranger pourquoi le verbe « aller » deviens « je vais » au présent.

4. Créez votre dictionnaire et ouvrez-le

Je suis une grande amatrice de dictionnaires papier, ils sont en général complets et pleins d’exemples, de synonymes etc. Le dictionnaire papier est en général mon premier réflexe quand je suis à la maison. Cependant les éditions papiers sont « figées » dans le temps et ne prennent pas en compte certains mots récents ou néologismes. Pour ces cas là – ou si je voyage et que je n’ai pas dictionnaire – j’utilise plusieurs sites internet.

Pons(site internet d’une maison d’édition de dictionnaires bilingues)
bab.la(je l’utilise pour le danois)
WordReference
Linguee(pour avoir un mot dans son contexte)

Mais savoir où trouver l’information n’est qu’une seule partie du « dictionnaire », je vous conseille de vous créer un propre dictionnaire / répertoire, notez les mots que vous cherchez, leur pluriel, leur genre, leur conjugaison vous pouvez utiliser des traductions ou pas.

5. Etendre son vocabulaire

Etendre son vocabulaire est vraiment très important et il y a plusieurs méthodes pour cela. Tout d’abord essayer de penser dans la langue que l’on veut apprendre. Se poser des questions comme : « Mais comment dit-on faire la vaisselle, en anglais/danois ? » cela reviens à essayer de « vivre » son quotidien dans une autre langue. Un autre truc est de mettre son téléphone dans la langue que l’on apprend. Si vous avez la chance d’être dans le pays dont vous apprenez prenez des notes des mots et expressions que vous ne comprenez pas et que vous entendez.

6. Regarder des films pour apprendre une langue

J’ai décidé de dédier un point entier au visionnage de films dans une langue étrangère que l’on souhaite apprendre.
Tout d’abord, oui regardez des films et la télé dans la langue que vous voulez apprendre ! En Scandinavie la plupart des films américains sont diffusés en version originale avec des sous-titres, ce qui peut en partie expliquer pourquoi les Scandinaves sont « meilleurs » en anglais que les français. Pour commencer doucement vous pouvez regarder des films en anglais sous-titrés en français à moins que vous soyez comme moi et que vous ne faites que lire les sous-titres 😦
Quand vous sentez que vous faite des progrès au niveau de la compréhension, essayez les sous-titres en anglais. Et puis n’ayez pas peur de vous débarrassez des sous-titres, n’hésitez pas non plus à appuyer sur pause si besoin et gardez un petit carnet pour noter des nouveaux mots ou des nouvelles expressions. Et cela vous permettra de vous familiariser avec différents accents. Bref, vous voyagerez et vous pourrez entendre des natifs sans quitter votre salon.

7. La lecture dans une langue étrangère

Un autre moyen d’étendre son vocabulaire et de lire. Pourquoi ne pas lire les informations en anglais le matin avec votre petit-déjeuner ? Pleins de sites ou d’applications d’informations sont disponibles en anglais ou tout autre langue. Ce que vous liriez en français lisez le dans une autre langue.
Si vous voulez lire plus ou si vous aimez vraiment lire – comme moi – n’hésitez pas à vous attaquer à un « vrai » livre. Pour la petite histoire, la première fois que j’ai lu un roman en allemand, j’étais quasiment en pleurs à chaque page car je ne comprenais presque rien. Mais j’avais fait une erreur, je voulais comprendre chaque mot. Quand vous lisez, le but est de comprendre la phrase dans sa globalité et non dans ses moindres détails. Quant au choix des livres, vous pouvez commencer par soit lire un livre pour enfants. C’est un bon choix si vous n’avez jamais lu de livre dans une langue ou si vous voulez vous remettre en selle. Une autre option est de lire un livre dont vous connaissez déjà l’histoire. Par exemple pour ne pas lire Harry Potter en anglais ?

8. Ecriture

Jusqu’à maintenant je n’ai pas vraiment parlé de l’écriture, et ce pour plusieurs raisons. Revenons au premier point, où je parlais des enfants qui écoutent avant de parler. Voilà pourquoi il parait plus sage de laisser l’écriture un peu de côté – cela a été confirmé par un de mes profs de danois. En lisant vous allez sûrement absorber de la grammaire et des expressions que vous pourrez réutiliser. Si vous aimez écrire, écrivez un blog en anglais ou pourquoi pas tenir un journal en anglais ? Sinon toujours dans cette optique d’immersion à la maison, écrivez votre liste des courses en anglais.

9. Le petit carnet

Pour finir j’ai souvent parlé d’un petit carnet où vous pourrez prendre des notes, notamment de vocabulaire. N’hésitez pas à prendre des notes et à la consulter dès que vous en avez besoin. Inventez-vous des moyens mnémotechniques.

10. Et les applis dans tout ça, et la méthode Assimil

Les applis pour apprendre les langues sont très populaires en ce moment. J’ai pu tester Duolingo pour le danois – je ne peux rien dire pour l’apprentissage de l’anglais. Et je dois dire que je m’en suis vite lassée car la plupart du vocabulaire concernait les animaux, les fruits, les légumes et le couleurs. De plus la grammaire n’est pas vraiment abordée au début, on utilise donc des règles sans qu’elles ne soient expliquées. J’ai aussi un peu suivi la méthode Assimil pour le danois mais pas pour l’anglais. Je pense que ces méthodes peuvent fonctionner mais je les vois plus comme une alternative à des cours.

11. Qui ne tente rien n’a rien

Jetez-vous à l’eau, parlez, regardez la télé. La première fois que j’ai mis les pieds dans un Gymnasium allemand, j’avais peur que mon niveau d’allemand ne soit pas assez bon. Mais l’accueil a été incroyable et j’ai été super encouragée par les réactions positives de mes camarades.

En conclusion, nous sommes tous différents face à l’apprentissages des langues. Pour certains c’est très facile pour d’autres c’est très compliqué. Certains écrivent très bien dans une langue étrangère mais ont un fort accent, d’autres parlent très clairement mais font beaucoup de fautes à l’écrit. Plus j’apprends, plus je réalise que l’apprentissage d’une langue n’est pas symétrique. Parfois on comprend plus que l’on ne parle et cela peut être frustrant. Mais une chose est sure, si l’on sait pourquoi on apprend une langue – pour avoir un job, car on vit à l’étranger etc – c’est plus facile. Souvent au collège ou au lycée, les langues étrangères sont des matières « comme » les autres et on ne voit pas forcément à quoi elles peuvent servir.

« Die Grenzen meiner Sprache bedeuten die Grenzen meiner Welt. » *Ludwig Wittgenstein

 

*Les frontières de ma langue, sont les frontière de mon monde.